Œil de DOM
Se coucher tard nuit. Me lever matin m’atteint.

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La figure du gisant, par la Compagnie Pernette...

mardi 8 décembre 2015, par Dominique Villy

La Figure du gisant, premier volet d’Une Pierre presque immobile

Une création en mouvement pour l’espace public.

Pour l’amoureuse du mouvement que je suis, l’immobilité m’a toujours fascinée ; celle des statues et sculptures en particulier, lesquelles je ne peux m’empêcher de toucher au musée, à l’église, au cimetière ou en ville...
Densité extrême, froideur parfois, surface extraordinairement lisse ou tourmentée... La sensation d’une presque immobilité cependant.
Il me semble que la pierre, le bronze et le bois pourraient respirer et que derrière la surface affleure le mouvement.

Comment passer d’une statique, d’une immobilité presque parfaite au premier geste ?

S’agira-t-il d’un "accident de la matière", d’une volonté ou d’une bribe, d’un "éclat" de mémoire ? Comment exciter la fascination du spectateur pour l’absence de mouvement, puis sa naissance ?

L’envie chorégraphique est de se coucher, véritablement, recouvert d’une étoffe, d’un suaire et d’attendre suffisamment longtemps pour que l’habitude de l’immobilité s’installe, comme l’envie du premier mouvement.
Il s’agira alors de créer une danse entre respiration et apnée, crispation et relâchement, apparition et disparition de brins de corps, jeux complices avec le suaire qui couvre, découvre, s’entortille ou claque au vent au gré des danses.

Cette étoffe pourra, le réveil achevé, servir tour à tour de tête, ventre, arme, traîne et ranimer quantité de moments de vies et d’images, de spectres...
Des danses fantomatiques révélées en pleine lumière.
L’envie, toujours renouvelée, de poser un corps fantastique et décalé dans le mouvement ordinaire de la ville.

La Figure du gisant cherchera à hanter un lieu, devenu lieu de représentation, au lever du jour ou à la tombée de la nuit. Place cernée d’immeubles, cour intérieure, friche ou autre espace désaffecté, voire abandonné, lieux patrimoniaux tels musées, abbayes ou cimetières ; les différents matériaux gestuels, visuels et sonores rassemblés au cours de la création seront traversés autrement, remués et adaptés pour les spécificités du lieu d’accueil. L’occasion également d’inventer à nouveau et en équipe dans les domaines du mouvement, de la lumière, du son ou de la mise en espace.

Nathalie Pernette

Festival Chalon dans la Rue

Juillet 2015

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